SOIRÉE DE CLÔTURE
Place du Port-Villiers et pont Saint-Laurent
Jugement du vieux Carnaval
lecture de la sentence
SENTENCE
Nous, membres de la Société inébranlable, Camerlingues du Casio, Dauphins de la Mère Folle, Princes des Fous, Membres de la Confrérie des Vilains, Grands dignitaires de l’Ordre Royal Gôniotique, Détenteurs des traditions des Enfants de ville et des Gais Gaillardons, après réquisitoire de notre Commissaire rapporteur Brûle Moustache, membre du Casio, assisté de notre greffier hors classe Pellachni.
Après enquête et interrogatoire de plusieurs commères, fillaudes, concierges et ribaudes, avons relevé contre cet Escholier du Diable dit Carnaval, les griefs couchés ci-après :
Ivrogne et grand humeur de piots, bambocheur invétéré, noceur sans retenue, luxurieux protagoniste de partouzes, salopiot.
Il a voulu vacciner les cancouarnes du moutiau avec du bourgogne rouge
Il a fait tester sa barque car le moteur toussait
Il a présenté la rose de chalon sur saône au concours l’épine;
Il a lancé une souscription internet pour financer la fin des travaux des quais de Saône « hashtag : les quais quête «
Il a demandé à Thomas Pesquet de nous faire voir sa lune au lieu de sa terre ;
Il a élevé des pangolins sur l’ile du moutiau pour contaminer le Grand Chalon afin d’être confiné avec Moutelle…et pan…démie ;
Il a voulu débaptiser l’espace des arts en « espace désert »
Il a fait mettre des grappes de raisin au rond-point de la Colombière pour vendanger en plein hiver,
Il a envoyé les chalonnais se faire vacciner à la banque de France…quoi qu’il en coute ;
Il a acheté aux Balkany, un joli bracelet qui sonne pour offrir à Moutelle. Il l’a, bien entendu, payé en liquide ;
Il a décidé de faire maigre pour déclarer l’état de grâce ;
Pour toutes ces raisons par nous débagoulés, attendu que le printemps arrive avec le chant des oiseaux.
Etant bien avéré que le Carnaval a cent autres meschiefs sur la conscience, qu’on ne peut avoir nulle confiance en lui et qu’il a marché à grand renfort de pieds dans toutes les vies orgieuses.
Nous Teupeunalait premier membre du Casio et Brule Moustache commissaire rapporteur général de la société inébranlable des enfants de ville et de la taverne, l’avons condamné à être berné, beurdollé, gaulé, sauté à la couverte et dansé dans toutes les rues, impasses, coins, places et carrefours de l’ancienne Cabillonum.
Décidons de le livrer aux mains de l’exécuteur des hautes œuvres de notre bonne ville de Chalon en requérant contre l’ivrogne personnage toutes les foudres de la justice.
Ce Dimanche soir il sera transporté sur le pont Saint Laurent puis le feu au derrière, il sera jeté dans la Saône au son des fifres, tambours et orphéons.
Pour copie conforme :
Pellachni, greffier hors classe
Pia d’treuffes, aide greffier,
Et tous les gaillardons de la ville.




Confrérie Royale de l’Ordre Gôniotique est une confrérie bien bourguignonne, la Confrérie de la bonne humeur. Dans son sein, on y récompense les mécréants, les gueurlus, les Gôniots ; on fait naître la joie, on suscite le rire!C’est une Confrérie millénaire par son esprit, bien que fondée seulement en 1947…Ses dignitaires portent une robe de velours rouge, avec rabat et manches à parements d’hermine blanche. La « Cabache dorée » dont ils sont coiffés est une sorte de mitre hérissée de quatre pointes évasées.
Sa forme épouse celle de la châtaigne d’eau, fruit de la macre armé de quatre cornes que l’on trouve dans les eaux stagnantes et que le patois chalonnais désigne par le terme « cabache ». Emblème de la Confrérie, elle est aussi le nom du Roi des Gôniots.
La médaille de l’ordre est dorée et gravée à l’effigie de Cabache, sa mine hilare et couronnée jaillissant parmi les roseaux, avec la devise « Honneur et Peuterie ». Ce dernier mot vient du patois « peuh » synonyme de laid et de son féminin « peute » qui sont encore très usités dans la région. Au dos de la médaille, sous la dédicace de « S.M. Cabache à ses fidèles sujets », apparaît dans un nuage, un carrosse qu’une baguette magique vient de faire sortir d’une citrouille, symbole du carrosse que l’Evêque Jacques de Neuchèze prêta aux Gaillardons.Cet Ordre Gôniotique est rare et recherché, car les premières années, il n’y avait que trois nouveaux dignitaires par an. Maintenant, le Grand Cordon est accordé plus généreusement aux Grands Visiteurs « administrateurs du régime Gôniots ».
La Confrérie est administrée par les plus gradés dans l’Ordre Gôniotique :
Le Doyen Grand Maître de la Confrérie
Le Grand Maître d’Honneur
Le Premier Grand Chancelier
Le Deuxième Grand Chancelier
Le Premier Grand Commandeur, Barde de la Confrérie
Le Deuxième Grand Commandeur, délégué à la Cours des Gôniots
Les Grands Officiers
Les Dignitaires Le Corps de Confrères se compose des Commandeurs, des Officiers et des Chevaliers nommés par la Confrérie. Enfin, le Grand Cordon est surtout destiné aux invités du Chapitre Annuel d’Intronisation et aux personnalités françaises et étrangères de passage dans notre ville.

Place du Port Villiers
exécution du Vieux Carnaval.
L’infâme Cabâche, jugé et condamné, risque cette année encore de finir carbonisé et jeté dans la Saône pour tous les méfaits commis durant ce carnaval ! Après l’exécution de la sentence, assistez au traditionnel feu d’artifice tiré depuis la tour du Doyenné.
















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